Une journée sécurité est toujours un moment important pour l’entreprise. Si elle se doit sérieuse dans son contenu afin de rappeler des règles, démontrer les enjeux d’une bonne application des consignes et la pertinence des EPIs..., elle doit aussi être PARTICIPATIVE et AMUSANTE. Un bon dosage pour une journée sécurité dynamique et des visages souriants ! La solution ? Les JEUX, ces fameux "serious games". 


Que faire et comment s’organiser ?

Surprenez vos équipes et laissez-les s’amuser tout en apprenant ! Vous leur donnerez ainsi l’envie de recommencer l’année suivante !

  • Si votre culture d’entreprise est plus à l’aise sur un présentation formelle, couplez-la avec des jeux en équipes, personnalisés qui reprendront les thématiques que vous avez choisies. Chez Jouons la Sécurité, selon les jeux et leur durée, les équipes varieront entre 6 à 20 personnes.
  • L’usine ne peut pas s’arrêter ? Prévoyez un atelier de 2h ou 2 ateliers d’une heure ou les équipes se succéderont. Avantage : la production est maintenue et optimisée. Inconvénient : moins de possibilités car la durée de présence sera plus courte et moins d'impact sur les messages puisque cette journée n'est pas dédiée à la sécurité.
  • Vous avez la possibilité de dédier une demi-journée ou une journée complète ? Alors pourquoi ne pas alterner des ateliers pratiques sur vos activités et techniques de travail avec des jeux ou des expériences sur des thématiques précises. Inconvénient : une logistique plus complexe car il faut arriver à réunir tout le monde et intégrer ça bien en amont dans les plans de production. Avantage : un excellent « team building » puisque tout le monde participe en même temps et se croise au fil des ateliers ; une grande variété d’options, plus de thématiques, des jeux potentiellement plus longs dans lesquels chacun pourra s’investir à fond.

Pour plus d’efficacité...Lancez un teasing un bon mois avant le jour J,

  1. Définissez les équipes, les plannings, les lieux. Si votre organisation nécessite une grande flexibilité, optez pour des jeux où chacun peut arriver à son rythme et s’intégrer au fur et à mesure de ses possibilités,
  2. Lancez un défi aux équipes pour les motiver, pourquoi pas en les incitant à quelques recherches avant le grand jour,
  3. Profitez de la journée, n’oubliez pas de prendre des photos et de prévoir collation et goodies !
  4. Surfez sur votre événement dans les semaines qui suivent en reprenant les thématiques abordées. Grâce aux photos prises pendant les animations, vous aurez l’attention de chacun et vous alimenterez les discussions.


Prêts à tenter l'expérience ?


N'hésitez pas à regarder nos propositions d'animations personnalisées et à prendre contact pour de plus amples détails. Nous pourrons évaluer quelle option conviendrait le mieux à vos besoins et votre organisation.

 

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    • L’OPPTBP publie un guide pour choisir des EPI adaptés aux PEMP

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      L’OPPBTP a mis en ligne avant-hier un guide « Aide au choix des EPI adaptés aux PEMP » téléchargeable gratuitement sur son site. Élaboré avec l’INRS, il a pour objectif d’aider au choix d’équipements de protection individuelle (EPI) contre le risque d’éjection ou de chute d’opérateurs depuis certaines plates-formes élévatrices mobiles de personnel (PEMP). Une annexe livre notamment des instructions précises d’ajustement du harnais antichute.  

      L’OPPBTP et l’INRS rappellent que « les PEMP doivent […] être mises en œuvre dans les conditions prévues par leur constructeur, selon les consignes données par l’employeur et en respectant les règles de bonne pratique » et que « les opérateurs doivent notamment veiller à maintenir l’efficacité de la protection collective autour de la plateforme : garde-corps en bon état, moyen d’accès fermé, pieds des opérateurs maintenus en permanence au contact du plancher ». Ce qui n’empêche pas, notent-ils, la survenue de « situations anormales », décrites dans le document.

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      Matthieu Barry
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    • Fonds pour les victimes de pesticides : encore trop peu de travailleurs s’en saisissent

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      À la fin de l’année 2023, le nombre de dossiers déposés devant le FIVP (Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides) a dû atteindre le millier (prévisions datant de novembre). Même si on note une montée en charge depuis la création du fonds, on est encore bien loin du nombre estimé de victimes pouvant y prétendre : 10 000 selon l’inspection générale des affaires sociales (Igas). Dans son rapport publié le 20 décembre 2023, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale sur les causes de l’incapacité de la France à atteindre ses objectifs de réduction des phytosanitaires recommande donc d’accroître sa visibilité.

      Le rapporteur de la commission d’enquête, le socialiste Dominique Potier, estime que la montée en charge est « beaucoup trop timide » et que « l’information des agriculteurs et la communication relative à l’existence du Fonds semblent largement perfectible ». Lors de son audition par la commission, Christine Dechesne-Ceard, directrice de la réglementation de la CCMSA (Caisse centrale de la Mutualité sociale agricole), qui gère le FIVP, a reconnu qu’il n’était pas encore assez connu et que la communication devait être « nettement » renforcée.

      Le FIVP existe officiellement depuis le 1er janvier 2020 mais est opérationnel depuis la fin de la même année. Contrairement à ce que demandaient l’association Phytovictimes et certains députés, il ne concerne que les travailleurs et leurs enfants exposés in utero et propose une indemnisation forfaitaire et non intégrale.

      Il permet surtout de simplifier la reconnaissance en maladie professionnelle (en harmonisant la politique de la reconnaissance hors tableau notamment) et d’inclure des personnes qui étaient dans l’angle mort du dispositif classique de reconnaissance (conjointe d’exploitant agricole non déclarée ou retraité notamment). Ce qui fait prétendre à Antoine Lambert, président de Phytovictimes auditionné par la commission d’enquête, que 90 % des cas indemnisés par le FIVP l’auraient été avant. Il loue par contre « la qualité de traitement des dossiers ». Les délais sont tous inférieurs à quatre mois ou à six mois en ce qui concerne les victimes prénatales.

       

      ► Lire aussi : Haro sur la mise en « pause » du plan Écophyto

       

      Cancer de la prostate

      Le rapport d’activité 2022 du FIVP montre que 80 % des demandes émanent d’assurés du régime agricole. Parmi eux, 80 % sont exploitants et 20 % salariés. Une répartition qui ne représente pas du tout la population du secteur, constituée à deux tiers de salariés. Ces derniers auraient donc moins tendance que leurs patrons à solliciter le fonds.

      En 2022, 20 % des demandes concernaient les cancers de la prostate. La proportion est passée à 40 % en 2023, sans aucun doute du fait de la création d’un tableau de reconnaissance de maladie professionnelle pour les deux régimes. Viennent ensuite les cancers lymphatiques (18 %) et les maladies de Parkinson (15 %). Seuls 8 % des demandes sont faites par des femmes. Les victimes travaillent essentiellement en polyculture et élevage ou en viticulture et la Bretagne est largement représentée. Au total, environ 80 % des demandes reçoivent un accord.

      Moins de 20 demandes de reconnaissance pour une exposition prénatale ont été déposées depuis la création du dispositif, rapporte Christine Dechesne-Ceard. Philippe Sanson, président du conseil de gestion du fonds, a précisé à la commission d’enquête qu’il n’existait pas de données sur le nombre de personnes susceptibles d’être concernées par ce cas. Cela dit, il y a encore de la marge. « Nous souhaitons établir des actions d’« aller vers » les professionnels de santé tels que les gynécologues et pédiatres, qui pourraient orienter certains de leurs patients », expliquait d’ailleurs déjà en mai 2023 Magali Rascle, directrice déléguée aux politiques sociales de la CCMSA devant la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.

       

      ► Lire aussi : Pesticide : un collectif demande la création d’un tableau de maladie professionnelle spécifique
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      Pauline Chambost
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      L’activité du Fonds d’indemnisation des victimes de pesticides reste largement en deçà des estimations qui avaient été réalisées avant de le créer. La MSA reconnaît la nécessité d’augmenter ses efforts de communication auprès des concernés.
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    • [Vidéo] Le bruit au travail... Parlons-en !

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      Laura Guegan et Matthieu Barry
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      © Capture d'écran - Lefevbre Dalloz
      Selon l’association « Journée nationale de l’audition », un actif sur deux se dit gêné par le bruit sur son lieu de travail. Ce chiffre est plutôt stable sur les trois dernières années mais ne diminue plus. Comment les responsables HSE peuvent-ils faire pour inverser cette tendance ?
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      Oui
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    • Rayonnements ionisants : les États membres doivent se baser sur les récentes publications de la CIPR

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      La Commission européenne a émis une recommandation, en date du 2 février, concernant l’utilisation des coefficients de dose pour l’estimation de la dose efficace et de la dose équivalente aux fins de la directive 2013/59/Euratom du Conseil qui fixe les normes de base relatives à la protection sanitaire contre les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements ionisants.

      Au sein de la directive 2013/59/Euratom, l’exposition aux rayonnements des travailleurs professionnellement exposés est estimée individuellement pour chaque travailleur sur la base de mesures. L’estimation de la dose efficace et de la dose équivalente fondée sur ces mesures repose sur des valeurs et paramètres établis scientifiquement (les coefficients de dose) qui sont publiés par la Commission internationale de protection radiologique (CIPR).

      Selon la directive 2013/59/Euratom, les États membres de l’Union européenne doivent utiliser ces coefficients de dose. La CIRP a réalisé une série de publications sur les incorporations professionnelles de radionucléides. Elles reflètent l’état de la technique dans le domaine et contiennent un ensemble actualisé de coefficients de dose pour l’exposition professionnelle découlant d’incorporations de radionucléides. Elles couvrent les radionucléides les plus courants tels que le radon.

      Par conséquent, la Commission recommande aux États membres d’utiliser les publications de la CIPR n° 130 (2015), 134 (2016), 137 (2017), 141 (2019) et 151 (2022) sur les incorporations professionnelles de radionucléides, ainsi que tous les coefficients de dose qui y figurent, lors de l’estimation de la dose efficace et de la dose équivalente par suite d’une exposition interne.

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      Laura Guegan
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    • Prévention du risque chimique : l’INRS publie une aide-mémoire juridique

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      L’INRS a publié le 6 février une aide-mémoire juridique qui fait la synthèse de l’ensemble des dispositions à jour au 1er août 2023 concernant la prévention du risque chimique figurant dans le code du travail.

      La brochure, disponible en téléchargement ou en version imprimée, revient sur le champ d’application des dispositions, les mesures générales de prévention, les mesures de prévention propres à certains agents chimiques, hors amiante (comme la silice cristalline et le plomb) et les dispositions applicables à certaines catégories de travailleurs (comme les jeunes, les travailleurs temporaires ou salariés en CDD).

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      Matthieu Barry
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    • L'OPPBTP développe un outil pour évaluer les connaissances des salariés sur le risque électrique

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      L’habilitation électrique est obligatoire depuis 2012 pour les professionnels réalisant des travaux au voisinage ou sur des pièces nues sous tension. Délivrée après une formation théorique et pratique, l’habilitation est une reconnaissance, par l’employeur, de la capacité de son salarié à travailler en sécurité. Elle est encadrée par la réglementation et la norme NF C 18-510. Cependant, d’après le retour des professionnels, les formations de recyclage de l’habilitation électrique ne tiennent que peu compte des acquis du salarié et sont souvent trop théoriques.

      C’est dans ce contexte que l’OPPBTP a récemment amélioré son outil d’évaluation du risque électrique en l’étendant aux salariés qui disposent d’une habilitation électrique et réalisent des travaux d’ordre électrique et non électrique. Jusqu’à présent, l’outil n’était destiné qu’aux électriciens et leurs salariés. Il est désormais ouvert à tous les métiers du BTP pour lesquels l’habilitation électrique est requise. L’outil permet :

      • de mesurer les niveaux de connaissance des salariés grâce à de nombreux QCM et des centaines de questions sur le risque électrique ;
      • d’adapter les formations de recyclage ;
      • d’améliorer la traçabilité des habilitations électriques.

      À noter qu’une évaluation est validée seulement si un taux d’au moins 75 % de réussite est atteint ainsi que la validation de toutes les questions fondamentales. Les résultats permettent d’identifier si des manquements existent au niveau des connaissances des salariés et, par conséquent, orienter les recyclages et les exercices pratiques.

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      Laura Guegan
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    • Risques professionnels liés aux cyber-attaques : l'INRS vous sollicite

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      Les cyberattaques, qui sont de plus en plus fréquentes dans les systèmes industriels, peuvent être à l’origine de risques professionnels. À titre d’exemple, elles peuvent corrompre des mesures de protection sur les machines. Elles peuvent aussi entraîner des arrêts intempestifs des chaînes de fabrication et, par conséquent, provoquer des déversements de matières dangereuses, ou encore des redémarrages inattendus. Les cyberattaques sont également à l'origine de nombreuses interventions de maintenance en situation dégradée.

      Selon Pascal Lamy, expert à l’INRS, « les entreprises sont de plus en plus exposées aux cyberattaques mais n’ont pas encore pris la mesure du phénomène du point de vue des conséquences potentielles sur la santé et la sécurité des salariés ».

      C’est pourquoi l’INRS a lancé le 1er février une étude sur la « connectivité des machines et la cybersécurité ». Elle vise à recueillir des informations sur les pratiques des entreprises en matière de cybersécurité autour des machines, et leur connectivité, par voie numérique (connexion au réseau, port USB pour l’échange des données par exemple).

      Les réponses préciseront :

      • les usages numériques des machines dans les entreprises ;
      • les pratiques en matière de cybersécurité ;
      • la perception sur le risque de cyberattaque et ses conséquences sur les machines et les travailleurs.

      Trois questionnaires sont proposés selon le métier : un questionnaire pour la production et les membres du service HSE, un second pour la maintenance, les méthodes et les travaux neufs, et un dernier pour le service informatique qui peut intervenir sur les machines.

      À terme, les résultats permettront de construire une méthode d’analyse du risque cyber pour les machines et son implication dans l’évaluation des risques professionnels.

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      Laura Guegan
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    • Amiante au travail : point par point, le détail de la nouvelle directive européenne

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      L’objectif de ces nouvelles dispositions vise à harmoniser les prescriptions minimales en matière de risque d’exposition à l’amiante des travailleurs au sein de l’ensemble des pays de l’Union européenne. La directive (UE) 2023/2668 du 22 novembre 2023 anticipe la fin de la guerre en Ukraine et la reconstruction à venir du pays qui comporte un risque important pour les travailleurs, en particulier ceux affectés au traitement des décombres. Il souligne l’importance que « les employeurs de l’Union tiennent dûment compte des risques d’exposition des travailleurs à l’amiante lorsqu’ils mènent des activités de reconstruction dans des pays tiers ». Les principales modifications sont synthétisées ci-dessous.

      Notons que la France sera peu impactée par ces changements, ayant déjà mis en place un dispositif réglementaire particulièrement protecteur des travailleurs exposés à l’amiante, notamment avec le décret n° 2012-639 du 4 mai 2012 modifié et ses arrêtés d’application.

      Prioriser l’élimination de l’amiante

      La directive 2009/148/CE du 30 novembre 2009 est complétée d’une disposition qui privilégie le désamiantage à toute autre action. Ainsi, elle précise que l’évaluation du risque doit non seulement servir à « déterminer la nature et le degré de l’exposition des travailleurs à la poussière provenant de l’amiante ou de matériaux contenant de l’amiante » mais également à « donner la priorité à l’élimination de l’amiante ou de matériaux contenant de l’amiante par rapport à d’autres formes de manipulation de l’amiante ».

      Cette priorisation du désamiantage n’est pas intégrée dans la réglementation Française.

      Abaisser au maximum le niveau de fibres en suspension

      Du fait notamment de l’évolution des techniques d’intervention et des protections des travailleurs, la directive vient préciser que l’exposition des travailleurs à la poussière provenant de l’amiante doit être réduite « à un niveau aussi bas que techniquement possible ». Elle complète cette disposition en y ajoutant trois types de mesures d’abaissement de l’empoussièrement « à la source », à savoir :

      • « la suppression de la poussière d’amiante » ;
      • « l’aspiration de la poussière d’amiante à la source » ;
      • « la sédimentation continue des fibres d’amiante en suspension dans l’air ».

      Ces deux dernières mesures ainsi que l’objectif visé figurent déjà à l’article R. 4412-109 du code du travail.

      Homogénéiser la méthode de mesure d’empoussièrement et abaisser la VLEP

      La microscopie optique prévue dans la version initiale de 2009 ne permettant pas le comptage des fibres d’amiante les plus fines et n’étant pas assez sensible du fait d’un grossissement limité, la version modifiée de 2023 prescrit l’utilisation de la microscopie électronique ou de « toute autres méthode qui fournit des résultats équivalents ou plus précis ».

      Là encore, cette exigence rejoint la réglementation française qui, dans le code du travail, impose l’utilisation de « la méthode de microscopie électronique à transmission analytique (META) » (C. trav., art. R. 4412-106)

      Concernant la valeur limite d’exposition professionnelle (VLEP), la version de 2023 abaisse la concentration maximale à 0,01 fibre par cm3 sur 8h, soit 10 fibres par litre en concentration moyenne sur 8h de travail, ce qui correspond à la VLEP française imposée depuis 2012 (C. trav., art. R. 4412-10).

      La directive prescrit également une limite plus basse de 0,002 fibre/cm3 qui serait à appliquer dans le cas d’un comptage de fibres d’une largeur comprise entre 0,2 et 3 micromètres, alors que le seuil de 0,01 fibre/cm3 (soit 10 fibres/litre) tient également compte des fibres de largeur inférieure à 0,2 micromètres.

      Recenser au préalable les MPCA via l’introduction de la notion de « Repérages amiante »

      La directive vient renforcer l’obligation, pour l’employeur, d’identifier les matériaux ou produit contenant de l’amiante (MPCA) avant la réalisation de travaux de démolition, de maintenance ou de rénovation. Elle introduit la notion de « repérage de la présence de matériaux contenant de l’amiante », « effectué par un opérateur qualifié ».

      L’employeur devant ainsi s’assurer qu’un tel repérage ait été effectué. Cette disposition s’aligne avec la réglementation française, qui oblige, d’une part, les repérages amiante avant travaux (C. trav., art. R. 4412-97) ou avant démolition (CSP, art. R. 1334-19) et, d’autre part, la certification des opérateurs de repérage amiante (C. trav., art. R. 4412-97-1).

      Obliger des EPI spécifiques à chaque travailleur et préciser les moyens de protection collective

      Une précision est apportée pour les équipements de protection personnelle (équipements de protection individuelle, EPI, en France) pour lesquels la directive précise notamment que l’équipement respiratoire est « ajusté individuellement, y compris au moyen d’essais d’ajustement… », faisant ainsi le pendant avec les « Fit-Tests » demandés pour les masques des opérateurs de chantiers en sous-section 3 ou 4 dans la réglementation française. Cette dernière prévoit que chaque appareil de protection respiratoire doit être adapté à la morphologie des travailleurs, notamment en réalisant un essai d’ajustement (Arr. 7 mars 2013, NOR : ETST1306549A, JO 14 mars).

      Pour rappel, la sous-section 3 concerne les « Dispositions spécifiques aux activités d’encapsulage et de retrait d’amiante ou d’articles en contenant » (C. trav., art. R. 4412-125 à R. 4412-143) alors que la sous-section 4 concerne les « Dispositions particulières aux interventions sur des matériaux, des équipements, des matériels ou des articles susceptibles de provoquer l’émission de fibres d’amiante » (C. trav., art. L. 4121-2).

      Pour les moyens de protection collective, la directive demande « pour les travaux effectués sous confinement » à ce que la zone confinée soit « étanche et ventilée mécaniquement », ce que prévoit, là encore, la réglementation française (Arr. 8 avr. 2013, NOR : ETST1309168A, JO 17 avr.).

      Imposer la certification des entreprises de désamiantage

      La directive introduit la notion de « permis » à obtenir par les entreprises avant la réalisation de travaux de désamiantage, à l’instar des certifications sous-section 3 requises en France.

      Elle mentionne également l’obligation pour ces entreprises de fournir les attestations de formations des travailleurs exposés aux poussières d’amiante, ainsi que la diffusion à destination du public d’une liste des entreprises ainsi certifiées.

      Notifier les Informations préalablement au démarrage d’un chantier exposant à l’amiante (notamment de désamiantage)

      Dans le cadre d’activités exposant potentiellement les travailleurs à des poussières d’amiante, telles que le désamiantage, l’employeur doit notifier à l’« autorité responsable de l’état membre, avant que les travaux ne commencent » différentes informations relatives au chantier : le lieu, les zones de travail, le type et les quantités d’amiante concernés, les processus mis en œuvre, la date de démarrage et la durée prévisionnelle des travaux, le nombre de travailleurs, etc.

      L’ensemble de ces notifications sont précisées dans le « plan de démolition de retrait ou d’encapsulage » français (C. trav., art. R. 4412-133).

      Application de cette nouvelle directive

      Les dispositions de cette directive devront être transposées dans la réglementation nationale au plus tard le 21 décembre 2025, sauf dérogation(s) sur certaines dispositions amenant la date maximale de transposition au 21 décembre 2029.

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      Lilian Bousquet, Consultant amiante
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      Une directive du 22 novembre 2023 apporte des précisions substantielles à la directive du 30 novembre 2009. Synthèse des principales modifications.
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    • La liste des salariés exposés aux CMR finalement bientôt de retour

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      Un projet de décret introduisant l’obligation pour les employeurs de lister tous les salariés exposés à un agent cancérogène, mutagène ou reprotoxique va bientôt être examiné en Conseil d’État, après avoir récemment été soumis à l’avis des partenaires sociaux du Coct, nous confirme la Direction générale du travail. Celle-ci précise que le texte « a recueilli des avis majoritairement favorables » ; ce qu’un membre de l’instance atteste.

      D’après le projet que nous avons consulté, il est prévu d’écrire expressément dans le code du travail que l’employeur assure la traçabilité de l’exposition des salariés dont l’évaluation des risques révèle que leur exposition à un CMR leur fait courir un risque pour leur santé ou leur sécurité.

      Le texte rappelle que cette traçabilité passe par le document unique d’évaluation des risques ou encore la fiche d’entreprise, c’est-à-dire des dispositifs de traçabilité collective. Mais il ajoute aussi qu’elle doit comporter une liste identifiant les salariés exposés avec indication des agents CMR en question.

      Le projet de décret précise que l’employeur doit actualiser ces informations autant que besoin et les communiquer aux travailleurs concernés, aux services de santé au travail, mais aussi au CSE de manière anonymisée.

      C2P

      Cette obligation apparaît dans la fameuse directive CMR de 2004. Cette liste a été introduite en droit français en 2008, avec la fiche d’exposition. Les deux ont été supprimées en 2012 et remplacées par la plus simplifiée fiche de prévention des expositions. Ce document a été supprimé lors de la création du C3P (Compte personnel de prévention de la pénibilité) en 2015. Comme le risque chimique a été ôté du dispositif en 2017 (avec le passage au C2P), alors, il y avait depuis six ans clairement un trou dans la raquette et la France se trouvait en sous-transposition.

      Alors que l’article R4412-40 du code du travail abrogé en 2012 indiquait que la liste précise la nature de l’exposition, sa durée et son degré, le projet de décret ne le prévoit pas.

      D’après une source syndicale, c’est parce que la France, comme tous les États membres, sera regardée pour sa transposition de la dernière révision, datant de 2022, de la directive CMR que le gouvernement s’est enfin décidé à mettre fin à cette sous-transposition.

      Le décret devrait être publié au plus tard en avril, date limite de transposition de la directive européenne. Le projet de décret consulté prévoit une entrée en vigueur immédiate, sans phase transitoire pour les employeurs. Toutefois, ces derniers doivent déjà tenir une liste qui s’en rapproche puisqu’ils doivent recenser les salariés nécessitant un suivi individuel renforcé de la médecine du travail.

      Preuve

      Cette liste sera bien sûr un nouvel outil de prévention, mais on ne doute pas qu’elle sera utilisée pour réclamer, en cas de cancer, reconnaissance et réparation. C’est bien la traçabilité individuelle qui permet au travailleur de prouver son exposition ou à l’employeur de se dédouaner.

      « Dans tous les cas de maladie professionnelle différée, l’absence de fiches d’exposition, de fiches de pénibilité pour les ACD, le non-accès au document unique, entraînent une réelle difficulté d’apport de preuve de l’exposition par le salarié en dehors de la présentation d’éléments objectifs émanant de témoignages et du médecin du travail », constatait le professeur Paul Frimat dans son rapport de 2018 remis au gouvernement.

      Des travaux autour d’une large refonte du code du travail sur le risque chimique ont débuté dès 2015. Mis en pause au moment des missions Frimat et Lecocq, ils ont un peu repris en 2021 mais aujourd’hui, aucune réforme ne semble d’actualité. Pourtant, en 2017, le gouvernement reconnaissait bien les carences et la nécessité de réformer.

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      Pauline Chambost
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      Un décret réintroduisant la fameuse liste des travailleurs exposés aux agents CMR devrait être publié au plus tard en avril.
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    • Le chiffre : 7 millions

      A la une (brève)

      Selon la confédération européenne des syndicats (CES), entre 4 et 7 millions de travailleurs dans l'Union Européenne (UE) sont exposés à l'amiante, rappelle la CES dans un communiqué du 30 janvier. Un nombre qui devrait augmenter de 4 % au cours de la prochaine décennie en raison des rénovations de bâtiments dans le cadre du Green Deal de l'UE.

      « Cela impose à la Commission l'obligation morale de tenir sa promesse d'une initiative législative sur le dépistage de l'amiante dans les bâtiments et sur son élimination en toute sécurité, revendique Esther Lynch, secrétaire générale de la CES. La première cause de décès liés au travail ne peut pas être oubliée parce que l'attention des politiciens est tournée vers les élections. »

      Dans une lettre envoyée mardi à sa présidente, Ursula von der Leyen, le CES rappelle que le programme de travail de la Commission pour 2023 comportait « l'engagement de mettre en place une législation sur le dépistage et l'enregistrement de l'amiante dans les bâtiments européens ». Or, la proposition devait être examinée le 15 juin 2023 et n’a toujours pas été présentée à ce jour. « À quatre mois des élections européennes, le temps presse, insiste le CES. Alors que nous approchons de la dernière étape du mandat institutionnel de la Commission et du Parlement, nous insistons sur l'urgence de prendre des mesures décisives. »

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      Matthieu Barry
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